De l'art d'affronter le Black Friday

Et de batailler dans un grand magasin.

Crédit: Image par139904 de Pixabay

Rendre service.

Voilà plus d’un mois que je suis installé chez tante Jeanne. C’est un petit bout de femme sympathique la tante Jeanne : 75 ans, bon pied bon œil, et un esprit vif avec ça ! En plus ça elle a l’air de lui faire sacrément plaisir de m’héberger (même si je ne comprends pas pourquoi elle s’entête à me réveiller tous les matins à 5h pétante.).
Comme je vis chez elle je lui suis bien évidemment redevable d’être aussi généreuse ! C’est pourquoi aujourd’hui elle m’a demandé un tout petit service de rien du tout. Enfin, c’est ce que je croyais bien naïvement.

            Comme beaucoup de gens, tante Jeanne aime bien dilapider son argent à tort et à travers. Si elle peut se le permettre, grand bien lui fasse car qui suis-je pour juger après tout ? Comme beaucoup de gens, tante Jeanne a aussi quelque fois l’immense flemme de se déplacer pour dilapider son argent, elle m’a donc demandé de le faire à sa place et de lui acheter un nouveau manteau en fourrure aux Galeries Lafayette. Chouette ! Elle m’a même autorisé à m’acheter une pâtisserie avec sa carte, elle a vraiment le cœur sur la main. Moi qui ne connaissais pas ce lieu, c’était l’occasion de faire une découverte.

Un moment digne des plus grandes batailles spartiates.

            Tête en l’air comme elle est, tante Jeanne a complètement oublié de me prévenir qu’aujourd’hui c’était le Black Friday, ce fameux moment où les gens sont capables de se transformer en bêtes féroces pour un écran plat… Encore une fois, qui suis-je pour juger ? Je m’en suis rendu compte une fois dans la mêlée ­— un moment incroyable !
Je me dirige donc tant bien que mal au rayon qu’elle m’avait soigneusement indiqué, trouvant le fameux manteau (c’était le dernier et c’était la bonne taille, joie immense). Problème : je tombe nez à nez avec un type qui désirait lui aussi ardemment acquérir le précieux sésame.

 Je ne m’étais jamais autant roulé par terre et encore moins pour un vêtement. Mais j’ai gagné la bataille contre cet animal féroce, repartant avec ma précieuse peau de bête sous le bras.
Tante Jeanne était tellement contente que je le lui rapporte, et du récit qui s’en suivi. Elle a donc décidé de ne jamais le porter.

H.

Note à moi-même : Je l’aime bien tante Jeanne, mais j’ai presque l’impression qu’elle a fait tout ça exprès pour m’embêter


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